Le rêve est ma source d’inspiration, il est le moteur de ma création et de ma réalisation. Il ouvre un passage mental à l’espace concret, allant de mes visions irréelles à mes visions susceptibles de prendre forme.
Le rêve en tant qu’image et langage est souvent considéré comme le lieu même de l’intériorité, de l’inconscient, du fantasme ou de l’illusion. Mais il n’est pas seulement une mise en œuvre de mon Energie psychique, il est également une ouverture vers une extériorité possible, annonce et matrice mon projet ambitieux. Il parle à chaque être à travers la création artistique.
Partir à la découverte d’un lieu magique qui existe en moi et pour moi, mon œuvre sera à la fois la trace de ce voyage intérieur que je peins à partir d’un état d’inspiration et de contemplation.
Mon point de départ repose entièrement sur une connexion profonde avec mon intériorité.
Avec cette part invisible que je ne connais pas, j’entre en méditation pour me mettre à l’écoute de ce qui vibre en moi, j’écoute mon silence intérieur jusqu’à ce que je ressente des vibrations, des sensations de rythme, et je perçois des couleurs.
Toutes ces sensations me guideront dans mes choix de couleurs, de matériaux de papiers, de composition et de rythme graphique pour réaliser mon tableau.
Mes tableaux sont une lueur d’espoir venant de très loin pour donner à ma vie les couleurs de l’arc en ciel et le désir de danser comme une forme de bonheur.
Je ne sais pas vraiment où je vais, je me laisse guider comme une sorte de « visionnaire émotionnel » qui ne cherche pas à réfléchir mentalement, mais à écouter émotionnellement et pleinement ses vibrations intérieures, je ressens des sensations qui m’emmènent à une sorte de globalité émotionnelle intérieure, et cela me suffit pour commencer mon tableau, je découvre en évolution au fur et à mesure qu’il se construit sous mes yeux.
Le processus se développe de différentes manières, généralement après un croquis et une réflexion approfondie. Mais quand j’imagine le jeu de couleurs, et que je vois la composition, je peins très vite.
Tout au long de la réalisation de mon tableau, j’essaie toujours de rester dans l’équilibre et l’harmonie qui se tissent entre mes sensations et ce que je vois, se dessiner au fur et à mesure que la construction du tableau avance, je sais quelle couleur utiliser, quelle qualité de papier choisir : y aura-t-il de la transparence ou de l’opacité ou bien les deux, y aura-t-il des plantes ou non,…Il y a ce jeu constant « d’équilibriste »entre le ressenti émotionnel et l’aspect visuel du tableau qui s’accomplit sous mes yeux, l’un me renvoie à l’autre, et vice versa. Je ressens des sensations qui m’emmènent à une sorte de globalité émotionnelle intérieure, et cela me suffit pour commencer mon tableau et choisir les couleurs, les papiers, … tout passe par l’émotion, le tactile, et le visuel.
Lorsque le tableau me semble en parfaite harmonie avec les sensations de la méditation, lorsque les émotions intérieures et le visuel du tableau se font écho l’un l’autre sans fausse note, c’est le signe que ce tableau est achevé.
Si je sens intérieurement que cet équilibre n’est pas atteint, alors je prends le temps d’observer mon tableau pour ressentir et comprendre ce que je peux améliorer encore pour atteindre cet équilibre, (qui est un voyage intérieur vers la lumière, une lumière conquise au-dedans et exprimée au dehors dans l’équilibre des matériaux et de la composition).
J’invite la lumière à éclairer les esprits qui entrent dans ce lieu de prière ou pour méditer.
Les émotions restent en moi jusqu’à la finalisation du tableau. Ensuite, elles s’estompent petit à petit jusqu’à disparaitre et il ne reste que le tableau pour en témoigner.
Mes tentations de peinture ont choisi de donner à voir la lumière, celle du monde et celle des cœurs.
Dans ma peinture, j’essaie l’optimisme, la joie. J’essaie la lumière qui donne espoir qui rassure et apaise.